Le Plan national d’intelligence économique
des CCI est bouclé. Pragmatique, il fait appel à
toutes les compétences du réseau pour élaborer
méthodes, organisations et outils.
« Nous
voulons sensibiliser le plus grand nombre d’entreprises
à l’intelligence économique et leur fournir
les méthodes pour accéder aux données
utiles à leurs actions de développement. »
Réélu président de l’ACFCI, Jean-François
Bernardin s’exprimait en ces termes, dans une conférence
de presse en avril 2005, pour rappeler que l’intelligence
économique figure parmi les cinq axes majeurs de sa
nouvelle mandature. Sept mois plus tard, le Plan national
d’intelligence économique des CCI entre en scène.
Il s’agit de proposer aux CCI une stratégie partagée,
cohérente, lisible et efficace pour la France, ses
entreprises et ses territoires. Alain Juillet, haut responsable
à l’intelligence économique (IE), avait
d’ailleurs appelé le réseau consulaire,
considéré par l’Etat comme le premier
acteur de proximité et de confiance des entreprises,
à déployer la politique de l’Etat en direction
des TPE et des PME encore peu sensibilisées aux atouts
de l’IE. Ainsi, à la demande de Jean-François
Bernardin, un groupe de travail national s’est constitué
autour de Michel Dieudonné, président de la
CRCI de Franche-Comté. Il a rendu sa copie lors de
l’assemblée générale de l’ACFCI
en novembre 2005.
Pragmatisme de rigueur
D’emblée, ce qui frappe, c’est le pragmatisme
de ce plan: répertorier les initiatives du réseau,
écouter les partenaires des CCI, établir un
calendrier d’actions, les expérimenter, les évaluer
et, si besoin, les rectifier lors du déploiement du
plan. On retrouve dans la méthode le « cercle
vertueux du renseignement » cher à la démarche
de l’IE.
Ainsi, le groupe de travail a pris en compte l’ensemble
des expériences et des compétences du réseau,
plus les travaux déjà engagés. Il a auditionné
des praticiens du réseau pour enrichir cet état
des lieux. En parallèle, il a consulté des partenaires
privés et publics lors de tables rondes avec des experts
de l’Etat, des rencontres avec des représentants
de branches professionnelles et des consultants privés
et publics en IE. Dans un premier temps, quatre chantiers
phares ont été identifiés: mise en place
d’une école de conseillers; construction de bases
de connaissances; optimisation des dispositifs consulaires
d’intelligence économique; outils et méthodes.
Au moyen de groupes projets dirigés chacun par un président
de CCI, leur réalisation sera évaluée
au cours du temps. « On avance en marchant,
explique Michel Dieudonné, et nous actualiserons
le travail sur chaque chantier en fonction des résultats
obtenus. » Pour le premier chantier, par exemple,
qui consiste à donner une formation complémentaire
à l’IE aux conseillers d’entreprise des
CCI, il faudra déterminer les lieux de formation, les
outils et les contenus pédagogiques, etc. Au groupe
projet de définir ces modalités.
« La liste des participants aux chantiers est
encours d’élaboration. Toutes les CCI désireuses
de s’inscrire à un ou plusieurs chantiers sont
invitées à se faire connaître »,
insiste Michel Dieudonné. Et vite, car il est temps
que les groupes se réunissent autour de leurs présidents
respectifs.
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