Elle s’appuie sur trois grands principes :
- Renforcement de l’échelon national et des échelons régionaux, mutualisation
des structures, adaptation des missions au service des entreprises,
mise en place d’une fiscalité unique régionale, sans abandonner la proximité
territoriale des Chambres, essence même de leur légitimité.
- Amélioration de la qualité et de l’homogénéité des services rendus
par les chambres aux entreprises de leurs territoires.
- Réduction de la pression fiscale exercée sur les entreprises.
Pourquoi une réforme ?
Prolongement naturel d’un mouvement important de réforme du réseau qui
a conduit à la loi de 2005 et a notamment abouti à une vingtaine de
fusions de CCI. Trois grands objectifs la sous-tendaient :
o plus de liberté pour plus d’efficacité,
o moins de tutelle administrative,
o plus de responsabilité vis-à-vis des électeurs.
Face à l’aggravation de la situation économique et à la volonté du Président
de la République et du gouvernement d’entreprendre la RGPP, les CCI
ont décidé de s’engager dans une réorganisation encore plus ambitieuse
de leur réseau, notamment par des économies de structure.
Comment cette réforme a-t-elle été conduite ?
Ce projet de réforme est l’aboutissement d’un long travail d’échanges
et de réflexion avec l’ensemble des élus consulaires, mené depuis près
de 8 mois.
Une première
synthèse a été votée en Assemblée Générale le 25 novembre 2008 qui
fixait les grandes orientations. Un important traval d'approfondissement
et de concertation a permis d'aboutir à un document
cadre, adopté en Assemblée Générale le 14 avril 2009.
En quoi consiste cette réforme ? Quels en sont
les grands principes ?
Renforcement de l’échelon national et des échelons régionaux, mutualisation
des structures, adaptation des missions au service des entreprises et
mise en place d’une fiscalité unique régionale, sans abandonner la proximité
territoriale des Chambres, essence même de leur légitimité.
Amélioration de la qualité et de l’homogénéité des services rendus aux
entreprises de leurs territoires par le réseau.
Réduction de la pression fiscale exercée sur les entreprises.
Qu’est ce qui va changer ?
Pour les entreprises :
- Une offre de services plus homogène et plus performante à la disposition
de tous.
- Un meilleur usage de leurs impôts et donc un allègement global de
la fiscalité consulaire.
- Une meilleure représentation de leurs intérêts face à la montée en
puissance de l’échelon régional (Etat et collectivités).
Pour les CCI :
- Un réseau plus homogène avec une plus grande capacité de mutualisation
et de développement de nouveaux services.
- Les CCI locales/territoriales (ou CCIT) deviennent des établissements
publics « rattachés » aux CCI régionales (ou CCIR). Ce qui permet d’une
part le maintien de la personnalité morale pour les CCIT et d’autre
part la création d’une certaine hiérarchisation avec mutualisation des
moyens humains et financiers. La gestion des concessions peut rester
assurée par les chambres territoriales qui peuvent de même continuer
à travailler directement avec les communes, les EPCI et le département
de leur circonscription.
- Une collaboration plus efficace avec les partenaires de l’échelon
régional, au service des entreprises.
- Une plus grande solidarité au niveau régional entre les CCI locales,
grandes ou petites, situées sur un territoire dynamique ou fragile.
Comment cette réforme va-t-elle prendre en compte
les particularismes territoriaux ?
Le réseau a souhaité, lors de son comité directeur du 19 mai, rappeler
au Premier ministre le principe intangible de la réforme : un projet
de loi unique pour l’ensemble du réseau, mais une application adaptée
aux spécificités territoriales, un renforcement de l’échelon régional
mais une formalisation de la mission de proximité des chambres territoriales.
Cette réforme est-elle possible à l’heure des
grandes questions sur la taxe professionnelle ?
Au travers le vote du 14 avril, les présidents de CCI ont réaffirmé
que la mise en œuvre et le succès de leur réforme ne seront assurés
qu’à la condition impérative que des ressources fiscales autonomes et
pérennes de substitution à la TATP soient garanties par les pouvoirs
publics, sous le contrôle du Parlement, permettant le maintien de leurs
activités d’intérêt général et préservant leur capacité d’initiative.
Quelles conséquences pour la tête de réseau
ACFCI ?
L’un des objectifs reconnus est le renforcement indispensable de la
tête de réseau dans ses fonctions d'animation, de garant qualitatif
et de représentation.
Pour mieux coller à ces nouvelles responsabilités, la gouvernance
de l’ACFCI devra, pour toutes les décisions engageant le réseau, comporter
une représentation combinant le principe d'égalité entre les chambres
et le poids économique des régions.
Quelles sont les prochaines
grandes étapes de la réforme ?
- Une première lecture au Parlement est prévue à l’automne 2009 avec
une adoption si possible avant les régionales 2010.
- Pour une application aux prochaines élections, reportées, jusqu'à
présent, par le ministre en juin 2010.